Jury de labellisation WIWO : comment ça se déroule ?

Vous souhaitez valoriser vos pratiques de télétravail en rejoignant le label WIWO ? Voici tout ce que vous devez savoir sur la commission de labellisation.

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Tout savoir sur le jury de labellisation WIWO

Le label WIWO, Work In Work Out, est le premier label français créé par Incitu pour valoriser le déploiement du télétravail et les bonnes pratiques d’organisation professionnelles dans les structures privées et associatives. Pour obtenir le label, les entreprises doivent passer devant un jury de labellisation. Comment se déroule une commission de labellisation ? Découvrez l’interview de Stéphane Théry, responsable du développement et du programme du label WIWO et Laleh Joncheray, auditrice pour le label WIWO, également indépendante, certifiée AFNOR.

 

Quel est le rôle du jury de labellisation ?

S.T : Le rôle de la commission est, dans un premier temps, de décharger la responsabilité de l’auditeur qui doit auditer la structure, notamment sur les choix du niveau de labellisation qui doivent être tenus par la commission de labellisation. Cela évite une pression de la part du client sur l’auditeur pour prétendre à un niveau.

Dans un second temps, dans le processus de labellisation, il y a en premier un audit puis un passage en commission. Ce passage est nécessaire, car les personnes membres, qui sont différentes des auditeurs, doivent confirmer le niveau de labellisation requis par l’auditrice.

L.J : Ce qu’il est important de souligner, c’est que chaque membre signe une charte et un code éthique qui nous engagent dans nos comportements et dans l’absence de conflit d’intérêts par rapport à l’organisme sur lequel on va statuer.

 

Combien de membres constituent la commission ? 

L.J : De manière globale, la commission est constituée de 3 membres titulaires et de 3 membres suppléants :

  • 1 président, qui est représenté par Stéphane Théry, salarié d’Incitu.
  • Des experts ayant chacun des compétences complémentaires en lien avec l’organisation du télétravail. Ce sont ces mêmes personnes qui vont pouvoir échanger et traiter les diverses thématiques du référentiel selon leurs expertises. Cela permet qu’on puisse lire le rapport qui est fait par l’auditeur avec des focus différents et ensuite partager ensemble.

 

Qui sont-ils ?

S.T : Les membres signent pour une durée minimum de 12 mois. Notre objectif est d’avoir un échantillon permanent des personnes présentes depuis le début afin d’obtenir une constance d’arbitrage. Les anciens membres permettent de garder une trace de ce qui avait été énoncé à propos des entreprises précédentes.

Tous sont indépendants à la fois d’Incitu et structurellement, c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas être salariés d’une structure. Chacun porte sa voix.

 

Comment se déroule une commission de labellisation ?

S.T : Avant la date de commission, on doit obligatoirement respecter un délai de 15 jours minimum pour que les membres puissent prendre connaissance du rapport d’audit et des éléments associés.

L.J : Lorsque l’on reçoit le rapport d’audit, le but n’est pas de contrôler l’auditeur. On possède une confiance dans les faits relatés. C’est aussi pendant cette période que l’on peut poser des questions pour approfondir certains points en fonction de la clarté de la situation selon nos expertises.

S.T : Une fois que l’on entre en commission de labellisation, on valide la présence des membres et on confirme les périmètres de l’entreprise. Jusqu’à maintenant, on n’a traité qu’une commission par entreprise. Puis, on fait un tour de table pour que chacun, après lecture des éléments, puisse donner un premier avis sur des aspects macro et micro selon leur thématique de prédilection.

L.J : C’est aussi là que peuvent avoir lieu les discussions en fonction du degré d’exigences de chaque expert pour, ensuite, s’étalonner ensemble. Le but n’est pas de sanctionner, mais d’embarquer l’entreprise dans un processus d’amélioration selon les différents niveaux de maturité dont dispose notre référentiel. On n’est pas dans un esprit de contrôle et de défiance envers l’entreprise. On discute ensemble des orientations d’amélioration à donner à l’entreprise et des divers niveaux de maturité à lui accorder. À la fin de la commission, on bénéficie d’un outil pour que chaque membre puisse mettre ses commentaires sur les décisions et le niveau de labellisation requis. Et pour finir, chacun signe pour engager, défendre et justifier sa décision.

S.T : Je rajouterai qu’il faut bien garder à l’esprit que le label WIWO est un label promotion et non un label sanction. L’engagement de chaque membre est important, car l’entreprise peut tout à fait refuser le niveau de labellisation proposé et on doit pouvoir le lui justifier.

 

Quels sont les critères évalués par le jury pour attribuer le label ?

S.T : L’entreprise est évaluée selon un référentiel qui comprend 9 engagements liés à la thématique télétravail :

  1. La stratégie d’entreprise, c’est-à-dire dans quelle stratégie s’est inscrite l’entreprise pour avoir déployé le télétravail.
  2. Le déploiement et la communication faite par les RH pour atteindre l’objectif mis en place en matière de déploiement.
  3. Le juridique. On s’appuie sur une expertise juridique pour vérifier les éléments de l’entreprise afin de s’assurer qu’elle n’est pas en défaut.
  4. Les conditions d’accès au passage au télétravail : Qui y a le droit ? Quel est l’encadrement ? Quel est le cahier des charges ?
  5. Le management, qui concerne les modalités organisationnelles.
  6. L’accompagnement au changement des collaborateurs et des managers.
  7. L’espace de travail, à savoir l’ergonomie, mais aussi les alternatives au domicile mis en place.
  8. L’équipement informatique hard et soft. Ce sont les systèmes de sécurisation de données, les RGPD, les différents outils informatiques.
  9. L’amélioration, qui comprend des indicateurs de suivi de performance pour s’inscrire dans une démarche d’évolution.

Chaque expert prend en charge 1 à 2 thématiques suivant son ou ses expertises.

 

Le dossier peut-il être rejeté par le jury ?

S.T : Si l’entreprise ne répond pas aux exigences du label, elle ne peut pas passer en commission. C’est au moment de l’audit que cela va être mis en lumière. À partir du moment où elle entre en commission, elle possède un statut labellisable. Et c’est en commission que nous confirmons le niveau de labellisation. Par contre, il peut arriver qu’une entreprise fasse l’objet d’une délibération pour qu’elle atteigne les prérequis de base. Encore une fois, nous ne sommes pas dans la sanction, mais dans un processus d’amélioration.

 

 

Quelle est la durée du label ? Combien de temps faut-il attendre pour passer au niveau supérieur ?

S.T : La durée de vie du label est de 18 mois avec un audit de suivi à 12 mois. L’entreprise peut présenter, si elle le souhaite, une demande de passage en commission pour changer de niveau. On fait alors un audit de contrôle pour juger des nouveaux éléments apportés et un nouveau passage en commission.

 

 

Combien de temps faut-il compter pour passer en commission de labellisation ?

S.T : Entre le moment où l’on démarre l’audit et la date de passage en commission, il faut compter deux à trois mois. Les variations sont dues à la taille du périmètre audité et puis la capacité de disponibilité des clients à se faire interviewer dans la journée.

 

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